marc cavell

MARC CAVELL (1911-1989)

BIOGRAPHIE

De son vrai nom Michael Canter, Marc Cavell est né à Londres. Il étudia la peinture à la School of Arts and Crafts et exposa pour la première fois en 1936 à la Whitechapel Art Gallery. Il s'installe à Paris à la fin des années 30 pour y compléter sa formation artistique, s’inscrivant à l’Académie Julian et à l’Académie Ranson. Ses premiers travaux se caractérisent par une figuration aux orientations cézanniennes. Il explore ensuite les formules post-cubistes sous la direction d’Albert Gleizes. Auprès de Picasso, il s’initie aux textiles et à la céramique. Artiste curieux et éclectique, il se passionne ensuite pour les possibilités infinies de l’art optique, cinétique. Dans La peinture et ses lois, publié en 1924, Albert Gleizes écrit « peindre c’est animer une surface plane ; animer une surface plane, c’est rythmer l’espace ». Les interrogations sur le mouvement et sur la matière sont déjà là. Entre 1955 et 1966, il entreprend une véritable expérience axée sur la lumière, le mouvement. L’élément moteur, la lumière, constitue la véritable matière première de l’oeuvre de Cavell. Par le jeu de la réflexion de la lumière sur des surfaces métalliques ou à travers des matériaux translucides, Marc Cavell exploite les effets changeants de la lumière pour donner vie à des œuvres aux possibilités esthétiques et émotionnelles infinies. Grandes ou de tailles modestes, les œuvres de Cavell déploient un jeu d’ombres et de transparence, parfois colorées, qui vibrent, se croisent et s’entrecroisent à la surface du tableau, grâce au passage de la lumière. Ces « sculptures lumineuses » sont des compositions ouvertes qui incitent le spectateur à la contemplation, voire à une certaine fascination. Aucune œuvre de Cavell n’est figée : l’œil peut voir à la fois un champ de blés ondulant sous le vent, le flux et reflux des vagues, un indéfinissable tourbillon. Les formes s’évanouissent d’elles-mêmes pour laisser place au mouvement.

OEUVRES

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