Biographie et parcours artistique
Giuseppe Civitelli naît en 1907 à Aiello Calabro. Après des études secondaires, il obtient en 1926 son diplôme d’aptitude à l’enseignement primaire. Très tôt, il manifeste un vif intérêt pour le dessin et la peinture, qui accompagne sa vocation pédagogique.
De 1932 à 1943, il enseigne et exerce des fonctions de direction dans plusieurs établissements italiens à l’étranger. Cette période le conduit à vivre dans diverses villes européennes, notamment Berne, Barcelone, Budapest, Tirana, Munich et Metz, enrichissant son expérience culturelle internationale.
En 1943, la guerre l’oblige à quitter l’Allemagne. De retour en Italie, il demeure à Aiello Calabro jusqu’en 1945. En 1947, il est nommé directeur de l’école « Umberto Cerboni » à Rome, fonction qu’il occupera durablement. Il y relance l’atelier de céramique avec le maître céramiste Alvaro Ciancamerla, se forme aux techniques de l’argile et développe une pratique personnelle à travers vases et panneaux, tout en poursuivant le dessin et la peinture.
Sa rencontre avec le sculpteur Marino Mazzacurati marque un tournant décisif. Introduit dans le milieu artistique romain, Giuseppe Civitelli participe au renouveau de la céramique italienne d’après-guerre, contribuant à faire émerger une scène romaine distincte de la tradition de Faenza, de Florence et d’Albisola.
Œuvre et postérité
Entre 1952 et 1973, Giuseppe Civitelli expose régulièrement lors d’expositions personnelles et collectives. Son travail est remarqué et récompensé à plusieurs reprises, affirmant sa place dans le paysage artistique italien de l’après-guerre.
Giuseppe Civitelli s’éteint à Rome le 30 novembre 1990. Ses œuvres sont aujourd’hui conservées dans plusieurs institutions majeures, dont le Musée international de la céramique de Faenza, le Musée de Rome au Palazzo Braschi, le MACRO et le Musée national de l’artisanat de Florence.
Son travail a fait l’objet de plusieurs expositions posthumes (Londres, 2009 ; Aiello Calabro, 2011 ; Milan, 2022), témoignant de l’intérêt durable porté à son œuvre, également présente sur le marché international de l’art.